Brut #2
Eh Dites "Oh!"
Non ne dites pas "oh", il n'y a que les gens moutonnés et ancrés dans ce système qui suivent à la lettre ce qu’on leur dicte. Quelle musique écouter. Quelle personne idolâtrer. Quel choix de vie décider. Quel dentifrice acheter.
Je suis là, je ne suis que moi, je n'impose rien, j'essaye juste de vous proposer mon avis, vous pousser à la réflexion l'espace d'une seconde. Je ne suis pas meilleur que vous. Je suis simplement moi. Certaines personnes oublient d'être elle-même. Elles vivent par procuration à travers des dogmes ou des schémas imposés. Si tu lis tout ceci, tu auras peut-être gagner quelque chose. Le fait de prendre conscience est déjà un grand pas. L'empereur est la face coléreuse de mon moi, celle qui t’ordonne d'écouter, et de réagir, celle qui se met en colère lorsque tu fermes les yeux. Mais ici, je ne suis qu'un simple être humain comme toi. Je n'ai rien à dicter, je ne veux pas être idolâtré. Je partage simplement une partie de mes pensées, de ma vie,...mon quotidien. Soit, cela reste un egozine, un égocentrisme égoïste en noir sur un papier blanc. Un zine pour communiquer, pour ne pas être seul dans mon coin, pour rencontrer, discuter, échanger. Un zine pour venir vers vous, vaincre une certaine timidité. Un zine pour poser clairement ma pensée. Pour me permettre d'être au clair avec moi même.
Ce zine n'est en rien un concept. Je ne m'efforce pas d'embellir ou de censurer certaines choses. Tout est brut. C'est ma manière d'écrire, de penser. Je ne cherche pas à plaire, je n'essaye pas de laisser de grands espaces blancs pour que ça aère le texte et que tes yeux soient soulagés. Non j'écris comme ça vient. Par contre je parle à la première personne, alors si ça te dérange, réécris le zine en changeant ça.
EGOzine, EGOiste, EGOcentrique...mais écrit pour être partagé
Nous étions enlacés, nageant dans un plaisir intense et ses quelques mots me touchèrent au plus haut point "viens j'ai envie de partager". Elle venait de lire le premier opus de ce zine, et vraiment ces paroles signifiaient énormément pour moi. C'est vraiment intense ce que l'on peut ressentir. Une anecdote toute simple, des mots qui n'ont rien de spéciaux et pourtant, c'était tout un symbole pour moi.
Je me demande bien, si le zine n'est pas une nouvelle part de moi. Tout ce que je dis dans les textes de Kaiser, à moitié dissimulé derrière le concept, ici je le dis clairement. Peut-être ces mots vous poussent-ils plus à la réflexion que paroles + musique. Je me demande si des gens réagissent lorsque l'on joue. Ne prennent-ils pas simplement ce groupe pour un défouloir, oubliant que c'est aussi un vecteur d'idée. Je remet en cause l'utilité de mes paroles dans Kaiser, j'ai des choses à dire, mais sont telles comprises alors qu'elles ne sont pas bruts, alors qu'il faut se bouger un peu, gratter le concept, pour comprendre la finalité des textes...Est-ce que je ne préfère pas écrire ici plutôt que me produire sur scène? Tant de questions. Tant de remises en cause. J’atteins un point de non retour. Pourtant il y'a un an, je me disais encore hors de la politique, mais au final tous mes actes sont politisés, tous mes textes, toutes mes musiques. Faire du DIY est déjà un choix politique. Critiquer les médias de masses, en est un autre. Finalement tout est politisé, je m'en rend bien compte, alors que je rejetais ça, inconsciemment, j'avais déjà fait mon choix...Je ne peux plus vivre en ignorant certains aspects du monde moderne. Chaque jour, je change un peu. Chaque jour, des pensées m'envahissent et modifient mon mode de vie. Quand vais-je trouver un équilibre? L'identité n'est pas une essence invariable. L'identité n'est pas une histoire, mais elle se construit une histoire. Je suis ce que je décide d'être, et chaque jour, je suis un autre, parfois meilleur, parfois mauvais, j'avance, je cherche à créer et à faire des choix pour arriver à ma propre perception d'un bonheur. J'essaye de construire ma vie, posément. Je suis JeFF, simplement JeFF.
Crois-tu me connaître? Crois-tu que je me connais?
Assemble les morceaux, tel un puzzle. Je suis un être complexe autant que toi.
La différence entre nous?
C'est que j'ose me demander qui je suis...
Hier soir, c'était soirée nocturne étudiante à Nancy. Quelques musées étaient gratos, on en a profité pour jeter un oeil aux beaux arts. Mouais. Des belles choses, classiques. Et, à mon goût, il y avait trop de représentation du seul gourou qui survécu à travers les siècles. Jésus (le fils de l’autre). J'avais préféré notre visite aux arts modernes à Strasbourg. D'ailleurs je lui propose d’y retourner…dans notre ville.
Après 40 minutes de matage de grandes toiles, j'en avais déjà ras-le-bol de lire toujours les mêmes titres "saint truc", "saint machin". Même pas de représentations de la faucheuse ou de peintures viking. J'étais déçu. On va ensuite se faire l'aquarium, c'était juste à côté. Des poissons. Des poissons. Des poissons. Mais il y avait LE poisson. Le poisson électrogène. Petit cours de bio rapidos. Il dégage de l'électricité toute sa vie et l'horloge qu'il alimente n'a que 12 secondes de décalage, par jour, avec une horloge à quartz. Si on nourrit ce poisson soi même chaque jour, ne serait-ce pas un moyen d'économiser d'autres ressources de la Terre qui nous servent à faire de l'électricité?! Peut-être que tu t'en tapes d'économiser des ressources et que tu te dis "de toute façon je crèverais, je m'en fou de ceux qui vivront après moi". Soit, tu diras ça un temps, puis, un jour, tu te réveilleras, tu ouvriras les yeux. Tu découvriras que tout tes choix sont politisés et que penser ainsi c'est se laisser bouffer par le système. Oui. C'est du vécu. Il y'a 2 ans exactement ma démo s'appelait "indifférence" et je me rappelle très bien la présenter en concert en disant "quand on s'en fout des gens, on vit mieux". Et me voilà aujourd'hui, à ne vivre qu'à travers des échanges. Evolution contrôlée. Evolution non décidée. C'est ainsi, ma vie prend cette tournure. Ca c'est fait naturellement. Ca s'imposait à moi naturellement. Et mon évolution est loin d'être finie je pense.
Il m'est difficile de trouver un titre pour chaque passage de ce zine, le tout parlant toujours plus ou moins du même sujet. C'est dur parfois de trouver les mots pour s'exprimer. L'avantage du groupe, c'est que mes cris retransmettent l'idée de rage qui accompagne mes coups de gueule, coups de coeur, coups sur mon crâne. il faudrait d'ailleurs que j'arrête de me frapper aussi fort en live, un jour je vais finir par me tuer. Ce n'est pas par peur de la mort. Mais si je crève, je ne serais plus là à faire chier le monde avec mes réflexions. Un électron libre qui bouge partout et qui pense différemment de toute une masse, c'est toujours dérangeant pour certaines personnes. Certaines personnes ancrées dans des clichés, des préjugés des conneries d'idées. Je suis là, seul, je pense autrement. Quelque soit les remarques, les critiques, les chroniques ou les avis déplacés, je ne change rien, je continue à faire ce dont j'ai envie, à dire ce que je veux et à vivre ma musique comme je la sens. D'ailleurs je me demande si, via mon projet électro, ce n'est pas le même rituel. Toutes mes activités sont affectées par mes états d'âmes. Je me donne à vous. Mise à nue. Prenez ce que vous voulez. Tout n'est peut-être pas bon pour vous. Tout n'est peut-être pas mauvais. Si tu lis tout ça c'est que tu cherches quelque chose. J'espère que tu trouveras. Dis-le moi. Parlons-en. Ma crise de renfermement a fait explosé en moi l'envie de m'ouvrir comme jamais. Fini la demi-mesure. Fini la face à moitié cachée. Regarde moi. Je suis un être simple, tout comme toi. Je ne fais que raconter ma vie. Moi je. Moi je. Moi je. Et toi dans tout ça, que fais-tu? Es-tu un simple lecteur passif? Réfléchis tu à ce que j'écris. M'analyses-tu? Me rejettes-tu? Je veux savoir. Je veux parler. Participer à des forums sur tout et n'importe quoi. Imagine, un grand gymnase, avec un micro au centre, des gens se relayant pour partager. Non ce n'est pas un groupe de thérapie d’alcooliques anonymes dont je te parle! Je ne suis pas anonyme. Cette thérapie c'est celle de mes pensées torturées. Qui a dit que j'étais malade? Il n'y a rien à guérir. Je n'essaye pas de vaincre une timidité inexistante. J'ai juste envie de parler avec toi. Autour d'une Krieck. Autour d'un disque.
Comme à ce concert où un ado est venu me dire "c'est toi qui a une distro?". Petite démarche. Simple. Plaisir. Aucune reconnaissance. Simplement venir fouiller dans mes skeuds. Ses yeux rivés sur les tranches des cds, essayant de décrypter le nom illisible d'un groupe de black de Slovaquie. Passant en revue la boîte en carton. D'un oeil attentif, intéressé et intéressant. Il repart les mains vides. Merci d'avoir regarder ces cds. Merci d’avoir pris le temps de lire le nom des groupes, la newsletter,...Certains diront "il n'y a pas de groupes connus". C'est sur lorsque l'on pense connu = signé chez Nuclear blast ou Metalblade. Lui, il a fait cette démarche de fouiller dans mes galettes. Ca me touche, voilà tout. Si le pote de l'autre groupe est content de vendre son cd de Belphegor à 12 euros (au lieu de 16 à la Fnac) en l'ayant acheté 8 euros en gros, c'est bien pour son compte en banque. Mon plaisir n'est pas financier. Juste un contact humain me ravi. Cd vendu ou non. Je suis comblé, je me sens bien et je continuerais pour cette personne à trimballer tous mes disques en concert.
Je pense avoir trouvé une réponse à cette évolution. Longtemps, je me suis fermé inconsciemment. Je croyais que m'ouvrir me fragiliserait, que la sincérité, la naïveté,...étaient une faiblesse. J'étais dur, insensible, blasé. Maintenant, j'écris, je parle de moi, je partage un tas de trucs, je me sens mieux. Je ne suis plus un monstre sans coeur ou plutôt cachant mes sentiments. Je vis autrement, je vis autre chose. Peut-être que c'est pour ça que ça va mieux entre nous. Elle. Elle qui compte beaucoup dans mon équilibre. Quatre mois sans elle. Je ne vivais plus. Et là, à nouveau à mes côtés, c'est la magie, l'émerveillement. Miss, merci pour tout.
En ce moment j’écoute beaucoup de black. D’ailleurs j’ai un projet en route (t’aurais pu le deviner merde !) et je suis impatient que ça avance. Soit, les paroles du genre reste réductrices et sont plus que jamais attachées au cliché black métal. Que ça parle de satan, de christianisme, de la mort,…ça m’est égal. Dans ces ziks je ne cherche pas des paroles engagées ou intéressantes mais bien des ambiances malsaines, noires, envoûtantes. Là où le death présente sa brutalité, le black est merveilleusement doté de sombres ambiances. Ca me plait. J’ai envie que mes compos avancent. Envie de les entendre jouées. Je suis déjà impatient. Pas de précipitations. Respire. Calme toi. Pas de précipitation.
J'y ai déjà songé. Recommencer à zéro, partir de rien, redevenir gosse, naïf, apolitique. Quand je regarde le passé, tout s'écoule si vite (y compris le temps J). J'ai bien l'impression d'en avoir trop fait, ou trop vite. Il y a tant de djeuns qui passent leur vie à attendre. Attendre quoi? Qu'on se bouge pour eux? J'ai fait un tas de trucs, et pourtant j'aimerais voir plus grand, me casser une semaine en tournée à l'arrache, dormir chez des gens, vivre l'apogée de ma musique à travers les contacts humains. Mais il y a toujours des trucs pour ralentir cette évolution. En regardant dans le passé, je constate, tout ce qui a déjà était fait, si proche dans le temps et pourtant déjà si loin dans mon esprit. Des rencontres comme celle avec le groupe maltais Martyrium. J'étais fougueux, c'était il y a à peine cinq mois. Gérer un groupe du train à l'hôtel, du bar au train, se lever à 7h du mat' un lendemain de concert pour les emmener. Quelle folie! J'en ai déjà fait un tas de trucs en fait, mais je ne m'en rends pas compte.
Dans ce passé, un trou noir de 4 mois m'obsède, un moment où je n'étais plus de votre monde, une mort douce et lente où je sortais à peine de chez moi...pourquoi toujours réveiller ces vieux démons?! Je ne sais pas. Il y a de supers moments mais il faut que je parle du plus mauvais. Thérapie. J'allais très peu en cours, quelques td pour la forme. Je ne sortais pas. Me levais l'après-midi, me couchais à point d'heure, écoutant du blackmore's night à longueur de journée, affalé sur mon canapé à vider mes picon-bières en réfléchissant encore et toujours. Je pense que cette phase a été déterminante dans mon évolution actuelle. J'en parlais déjà dans le premier opus et effleuré le sujet dans des textes précédents. Un isolement long et douloureux qui implique un rapprochement rapide vers des contacts humains.
Prendre le temps de se poser chez soi, pépère, ne rien faire. Ecouter quelques cds en matant la cathédrale illuminée. Souffler un instant oublier le monde extérieur. Penser à toi. Penser à moi. Encore des cds à graver pour le label, encore un tas de mails, il faut répondre. Toute cette vie qui demande de l’énergie, du temps. Tout ça pour mon plaisir égoïste. Démarches qui ne plaisent qu’à une minorité. Les gens n’aiment pas toute la franchise dégagée dans ces pages. Prendre le temps de les ignorer. Reprendre quelques forces pour repartir à la lutte. Pour continuer à subir ce stress. Un mécontent sur un forum, un batteur qui se casse, une passade qui se termine. Puis ça recommencera. Une nouvelle passade, de nouveaux zikos, de nouveaux mécontents. Et toujours est encore ça continuera. Un mécontent sur un forum, un zikos qui se casse, une passade qui se termine. Jusqu’à plus soif, il faudra rester debout, se relever des coups, évoluer, avancer. Tout ça pour vous dire un jour « je suis blasé de l’ambiance malsaine qui règne dans et entre les groupes locaux, j’arrête tout». Bientôt les fans d’un tel jetteront des canettes sur la gueule des fans de l’autre et les concerts locaux ne ressembleront qu’à un match de foot. On aimera à être fan des uns pour mieux taper ceux d’en face, même si on apprécie pas la musique du groupe. On aimera à être encore plus con qu’un hooligan dans un stade. J’en ai marre de ces conneries de respect de groupes, des conneries de chroniques, on n’ose plus rien dire sans se prendre la tête, il faut toujours se justifier à un connard fermé d’esprit qui ne veut rien entendre. Y’en a marre de la masturbation musicale et de toutes ces conneries !!
Il existe des moments où, quoi que tu fasses, ts projets s’écroulent car tu n’es pas le seul à gérer le truc. Des concerts annulées, un line up à remonter, un équilibre qui s’en va malgré tous les efforts des derniers mois, un groupe en stand-by…une part de moi en stand-by…Ne pas se sentir chez soi, se sentir menacé, au bord de l’agression morale et physique. Bouger pour ne pas avoir cette confrontation forcée, redécouvrir une part de soi. Temps libre, temps à tuer, sans sa moitié. Temps perdu au lieu de le partager. Sans toi, il manque une part de moi. En résumé, je ne suis actuellement qu’un puzzle où il manque bon nombre de pièces. Période étrange, monde étrange, regard déplacé, mal placé, décalé. Voir ce monde comme un long carré de béton armé. Ici. J’attends.
Ils ne m'ont pas vu, je les observés. Je l'ai signalé. Il faut les faire bouger. Après, ça se compliquera. Le voisin appellera les flics, qui ne voudront pas bouger le cul. Flics que j'insulterais et qui alors bougeront leur cul. Mais le temps qu'ils arrivent, la confrontation aura commencé. Je les buterais ou le contraire. Et puis il faudra justifier cette menace. Quel délire! Je délire! Ca m'obsède...
Rien ne va plus, les jeux sont faits. Connerie de voir comme la vie peut se retourner à tout moment. C'est comme s'il était mort. Tout prévoir sans lui, gérer son matos, gérer un tas de choses. Dernière date prévue annulée. Personne ne veut comprendre. Personne ne sait ce que cela représente pou moi. Comme si on m'enfermait, m'interdisant une extériorisation nécessaire. Ce groupe, c'est ma part de colère, de rage, tout ce que j'encaisse au quotidien c'est à travers ce groupe que je me lâchais. Le temps que ça se remonte comme il faut, ça va me manquait. Putain d'équilibre. A croire que lorsque tu commences à être à peu près bien dans ce monde, y'a toujours une réalité à la con qui te tacle par derrière pour te remettre les idées en place et te casser une jambe.
C'est bizarre comme des idées de gamins reviennent au galop. Essayer de s'endormir en se disant qu'au réveil je serais dans un autre monde. Oui c'est horrible comme des souvenirs restent en moi. Rêve de gosse qui revenait souvent. Quand des monstres me couraient après, pour leur échapper, je me couchais à plat ventre contre le sol en pensant très fort à le traverser. Et, comme dans un thriller américain, juste avant que les monstres ne me rattrapent, je passais au travers du sol et commençais à tomber dans un vide noir. Chute qui ne manquait pas de me faire monter l'adrénaline et de me réveiller en sursaut, transpirant. Je commençais même à prendre goût à ces chutes extraordinaires, peut-être parce qu'elles étaient le symbole de mon réveil. Tout ça pour dire que quand tout s'écroule, que tu es mal à l'aise dans cette vie, tu espère un jour ou l'autre traverser ce putain de sol pour te réveiller dans un meilleur monde. Une connerie d'utopie de gosse, mais ça reste en moi. Etrange comme tous ces souvenirs reviennent à moi. L'angoisse me fragilise et me remet dans une position de gamin peureux. La peur du noir et d'autres trucs du genre. 7 ans. Les séances de psy où mes parents payaient une nana pour qu'elle me fasse dessiner. Mais ça n'a servit à rien. Jusqu'à ce zine je n'ai jamais autant parlé de moi. Est-ce qu'inconsciemment je ne veux pas laisser une trace de moi? Pourquoi? Aucune idée. J'ai besoin d'écrire parce que j'ai pasé la nuit à tourner en rond dans mon lit, à crever de chaud, avec les draps qui commençaient à coller à mon corps. Je suis mal à l'aise. Mauvaise passe. Tout ce qui me ravit n'est plus là. Temporairement. Mais bon...
Tout est là pour me rappeler le passé, un regard extérieur sur cette évolution. Quotidiennement interpellé par ces faits. Sly est remonté. Exactement un an et quarte mois que je ne l'avais pas vu. Squattage chez ses grand-parents (comme au bon vieux temps). Et les anciens qui prennent plaisir à se remémorer notre jeunesse, notre adolescence. Sly remontait à chaque vacance au début. On devait avoir sept ans quand on s'est connu. On a fait les 400 coups ensemble. On bougeait partout. D'ailleurs c'est impressionnant de regarder tout ça. Aujourd'hui les djeuns ne jouent plus au foot au milieu des rues, ils préfèrent faire ça derrière leur playstation. Le modernisme ou plutôt la course au profit, nous emmène vers un je ne sais quoi malsain. Il suffit de voir les champs où on jouait étant gosse. Tout est rasé. 19 maisons vont être construites allant jusqu'au bord de la maison de mes parents. Abusé. Les gens payent une fortune pour être entassé les uns sur les autres dans une connerie de lotissement et toute cette herbe, ces arbres,...mes terrains de jeu favoris ont disparus. Je plains les djeuns aujourd’hui. Mais que font-ils à part s'abrutir devant la télé. Vraiment, je ne vois pas comment ils font. Tout se dégrade. Même les jeunes se laissent bouffer par le système. télé, console, console, télé. Où sont passés les matchs de foot pour défendre l'honneur de ta rue, de ton quartier. Est-ce que les parents n'agissent pas là dessus? A vouloir trop protéger leurs enfants et les empêcher de découvrir certains aspects de la vie. "Non ne sors pas seul, tu n'as que 12 ans et dehors règne l'insécurité". Je suis sur que si. Bientôt le monde ne sera plus qu'une immense plaque de béton. Toute cette tournure me fait bien peur. Je crois que ça ne s'arrêtera qu'à la destruction totale des humains. Bientôt...
Encore un blocage. Une pub vient de passer, produits de beauté contre "l'effet peau d'orange". Je suis énervé. cette télé m'énerve. Des pubs, des infos de merde, des pubs, de la télé réalité de merde, des pubs,...Je n'en peux plus. Une montée de rage. Voix off qui essayent de nous faire acheter n'importe quelle connerie. Je regarde si peu la télé, que quand je l'allume, que je tombe sur cette merde, je l’éteints aussi sec. Impossible à expliquer. J'ai vraiment une haine envers ces gens manipulateurs (publicitaires, pdg,...), ces gens qui cherchent le profit, ces faibles d'esprit qui suivent à la lettre les médias, ces personnes qui surconsomment comme on leur dit de le faire. Tous les acteurs qui ont fait devenir ce que ce monde est actuellement. Tous ces politiciens qui font des choses dans leur unique intérêt, tous ces magouilleurs qui ont fait du sport un produit à vendre...J'en ai marre de ce monde de merde ! L'idéal ne serait-ce pas d'être un vieil ermite, cultivant mon potager, vivant dans mon petit coin, loin de tout, loin de ces villes, loin de ces abrutis qui habitent ces villes, loin de la connerie de ces abrutis qui habitent dans ces villes, loin de ceux qui poussent à la création de la connerie de ces abrutis qui habitent dans ces villes, loin du profit recherché par ceux qui poussent à la création de la connerie de ces abrutis qui habitent dans ces villes. Ecris la suite....
Je prends le temps de voir la miss et je profite des derniers jours de vacances. Suie à mon apparition lors du concert de Furia, pour les lumières ou ma place dans l'organisation (je maîtrise mon sujet quand je fais quelque chose) de magnifiques messages d'insultes ont fait irruption sur le forum du groupe. Je pense que le prochain numéro de Brut contiendra des messages de forum. Ca me fait marrer tout ça. "c'est un groupe de merde!" car "j'aime pas JeFF". J'adore. Après on vient me dire "mais tu ne respectes pas les groupes quand tu chroniques". L'avis des gens, depuis que Kaiser existe, c'est tellement drôle. On me méprise dès que je fais quelque chose. On m'insulte. Qu'espèrent ces gens? Que j'abandonne tout? Que je pleure en restant caché au fond de ma cave. Trêve de plaisanteries. Ce genre de message ne change rien à ma conduite. Je prends juste le temps de m'expliquer et de répondre mais je continue sur ma lancée. trois anonymes ne changeront rien à mes activités. Je pense vraiment qu'un zine avec toutes ces conversations ça serait terrible. Je vais y songer…
C'est bien beau. Les oiseaux chantent, le soleil brille, le ciel et bleu et l'Europe veut sa constitution. Europe ou l'hypocrisie grandissante. Qui avait peur de la délocalisation en Pologne, pays à la main d'oeuvre moins chère? Foutage de gueule. La Pologne veut l'économie de marché, alors elle vient dans l'Europe et n'est rien d'autre qu'un nouveau marché pour la France et l’Allemagne, dont les entreprises implantent des filiales à l'Est. En échange? Les Polonais n'ont pas le droit de venir bosser en France, il ne faut pas faire peur au citoyen tricolore. Le chômage est élevé. Ca n'empêche pas les entreprises de proposer des temples du consumérisme aux Polonais. Loi du marché, profit,...ces mots qui s'incrustent dans mon quotidien et qui me donne envie de gerber comme si quelqu'un plongeait ses doigts au fond de ma gorge. Bla bla bla, il faut concurrencer les Etats-Unis. Soit. De quelle manière? En devenant des plus gros enculés libéraux qu'eux bien sûr! Sodomie à sec oui !!! Et maintenant une connerie de constitution où les gens croient posséder le pouvoir de choisir. Tous les jours ces moutons citoyens ont le choix d'acheter telle marque, de boycotter tel produit, de faire tel choix de vie, mais ils ne font rien. Par contre quand on leur dit "allez voter" haaa, là ils pensent bien avoir le choix. Normal puisque les médias, les politiques,...leur font croire. Putain mais y'a-t-il des gens réfléchis encore ici? Exemple des personnes qui, après avoir lu le texte de constitution, disent "ça ne change rien concernant mon boulot au Luxembourg et les intérêts que j'ai, alors je voterais oui". Autre exemple, les personnes voulant contrer le gouvernement pour s'opposer à la politique intérieure ou alors s'opposer à la constitution, ça votera non. Mais bordel, pourquoi ne puis-je pas faire tomber tout ce système, d'un souffle immense. Faire s'effondrer l'économie, le pouvoir, les privilèges, les pouvoirs secrets, les magouilles sectaires,...Je n'en peux plus de vivre dans ce monde. Ces gens gâchent ma misérable existence et au lieu d'être peinard dans mon coin à faire de la zik, je suis là à m'énerver sur mon clavier, à vouloir faire péter un tas de symboles. Et ce prof de politique qui dit par rapport à Simone Veille que son choix n'est pas moral. Ca ne vous fait pas réagir?! Mais qu'y a-t-il de moral dans les choix politique? Chacun vise ses intérêts ou les intérêts des lobbys.
En term on dissertait en philo à propos de la raison d'état. Est-ce moral ça?! Exemple tout con du Rainbow warrior, bateau Greenpeace coulé par les services secrets français parce qu'il dérangeait. Qui ordonne ça? Le gouvernement. Qui justifie cet acte immoral? Le gouvernement. Comment le justifie-t-il? Il invoque la raison d'état. Expression qui ne veut rien dire à part "c'est pour protéger l'état". Pour protéger ces multinationales qui ont une grande importance ouais !!! Putain vive l'hypocrisie. Je n'en peux plus, je boue, je boue. Ces moutons ne bougent toujours pas. Que leur faut-il? Ils sont ravis. Ils ont une maison, ils ont une bonne paye, une belle voiture et ils peuvent se payer des vacances dans le monde entier. C'est la vie rêvée pour eux. CA M'ENERVE! Certains me disent "mais tout le monde est contre le système, enfin, au moins tous les jeunes". Oui oui. A d'autres! Fils à papa qui se prend pour l'élite à être en école d'ingénieur, qui prend les gens de haut et qui est fier de voter à droite comme papa. Il est contre le système lui?! Ras le bol. Je m'arrête là de toute façon, toi qui lis ça, tu as déjà choisi ton camp alors à quoi bon tenter de réveiller des gens qui aiment leur servitude. Je veux quitter cette vie, je me sens enfermé derrière des barreaux d'aciers, persécuter par mon courrier, violer par les médias, torturer par les technocrates.
A ceux qui me soutiennent dans cette nouvelle aventure,
A ceux qui lisent ce zine,
A ceux qui m’inspirent ces textes,
A ceux qui m’ont appris à lire et écrire,
A ceux qui s’intéressent un peu à ma vie,
[Et notamment ceux qui me critiquent]
C’est toujours dur de trouver une fin à un numéro. Ma vie ne s’arrêtant pas, j’enchaîne (pour le moment) pratiquement tout de suite le numéro suivant. Alors voilà. J’espère que tu as réagis à mes mots, viens m’en parler, ça m’intéresse vraiment de savoir comment tu lis (vis) ce zine, alors n’hésites pas à me contacter.