Brut #5
Symphony of destruction
Vide. Au départ, je voulais écrire un texte rageur parlant de gens hypocrites, j’avais les mots dans la tête toute la nuit, puis ce matin, plus rien. Là, je me sens vide. Vraiment l’impression de n’être qu’un bout d’âme errant. Je ne sais même pas quels mots choisir. Tout est fade, tout est gris, tout est pourri. Je ne suis pas de ce monde. Tellement vide que j’en deviens transparent. Un lambeau d’âme qui gît. Un déchet qui ne se recycle pas. La chose inutile que tout le monde possède quelque part dans sa cave. Le bibelot passe-partout que personne ne voit. La présence que tu sens dans ton dos. La bactérie microscopique qui vit dans ta moquette. Je ne suis rien. Je suis l’encre qui imprime ces mots. Je suis la mort de l’esprit.
Ecrire pour parler. Ecrire pour radoter. Ecrire pour se souvenir. Ecrire avant de mourir. Si quelqu’un pouvait m’achever, je ne lui en voudrais pas. Je le remercierais. Je suis né sans avoir le droit de décider. D’ailleurs pourquoi mon esprit habite ce corps et pas un autre ? Je n’attends plus rien. Quoi qu’il se passe, je n’arrive plus à me sentir bien.
J’attends peut-être un clone du sexe opposé. Une utopie bien orchestrée. La rencontre qui me ferait revivre, mais à quoi bon attendre, elle ne viendra jamais. Je suis le cliché de l’ado mal dans sa peau, celui qui parle de suicide dans son zine, celui qui n’est pas très équilibré. Un goût de la vie très instable. Je renferme mes mots ici, personne ne les entend, tout le monde les lit…
Musique. Toute ma suite d’idées démarre lorsque je tombe sur un vieux Hard’n heavy promo qu’on m’a filé. Dans ce numéro on peut voir le classement des lecteurs pour l’année 2004. En fait, dans toutes les catégories, on retrouve les même groupes : Rammstein, Slipknot, Cradle of filth, Nightwish, Eths,…C’est donc ici que tout commence.
Vive le métal ! Les djeuns écoutent du métal, c’est une mode ! Le métal passe à la tv ! Le métal passe au JT ! Vive le métal médiatique ! Depuis la vague néo-métal, le bout de scène qui existe prend une tournure pourrie. Les jeunes écoutent le dernier Maiden et clame haut et fort que c’est le meilleur album du groupe mais il n’ose pas avouer à leurs potes qu’ils écoutent « ce groupe de vieux ». Oh oui ! Demandez donc aux djeuns qui est le groupe emblématique du métal, ils vous répondront Slipknot ou System of a doudoune. Vous entendrez aussi que le meilleur album de Metallica est St Anger. C’est vrai qu’avec la came ingurgitée, il ne reste plus trop de fric pour s’acheter une vraie caisse claire, avec un timbre et tout, m’enfin…Le métal est médiatisé, le métal véhicule des idées de profit, le métal manipule ses fans comme des clients potentiels, le métal est pourri jusqu’à l’os. Cela représente la face A du vinyl métal.
Tournon le disque, sur l’autre face (la face oBscure) le métal est toujours très marginal et véhicule des idées malsaines quelque soit le genre : black, death, heavy confondus. Plus on est méchant, plus on peut se dire « underground ». Plus on insulte les groupes « commerciaux » mieux on sera vu dans cette partie de la scène.
Finalement quelque soit la face du disque, Il n’y a pas de réelles idées (pas novatrices forcément, simplement des idées). Je décortique cette putain de scène dans laquelle je ne m’identifie pas. Pourquoi ne pas parler d’autres choses que de zombie, de Satan ou de chevaliers ? Je cherche toujours des idées, des remises en question. Je ne trouve rien. Je regrette sur ce point que Der Kaiser der Narren n’ai pas pris plus d’importance. Juste pour remuer tout ça avec mes textes et mes idées. J’aurais bien remué la merde, histoire que les odeurs remontent un peu, mais seul dans le bateau à revendiquer une critique du quotidien, cela ne servait à rien.
Je parle de ce vinyl métallique, mais finalement dans toutes les scènes c’est la même chose. Du côté du punk aussi ! Bien que le punk/HxC se veuille une « musique à idées », il existe des groupes à la musique vide ou un public consommateur. Si même dans cette scène les idées disparaissent à travers les âges, comment pourrais-je trouver du pur métal à idées alors que cela ne fait pas parti des mœurs de la scène. Quelle merde ! D’ailleurs pourquoi me faire chier à rechercher ça tel le saint graal puisque j’écoute plein de métal sans idées.
Revenons-en à ces djeuns. Je ne les dénigre pas, qu’ils écoutent ce qu’ils veulent, rien à battre. Ca me fait simplement peur de voir la tournure de cette médiatisation, la musique devient un produit, le public des consommateurs, les distributeurs sont déjà des grosses entreprises à pognon,…que faire ?! Et pourquoi me prendre la tête pour ça d’abord ?
Ces mots à propos de la zik ne sont qu’une facette du monde. Tout ce blabla pour revenir toujours au même point. Suivre la miss dans un supermarché, être mal à l’aise, un samedi aprem, c’est blindé de gens, ça me gave, c’est compréhensible non ? Etre sur la route, entouré d’un max de voitures, être mal à l’aise. Ne pas vouloir faire un tas d’activités avec elle car trop de gens se ruent vers les endroits choisis. Tant d’incompréhension…
J’essaye de me raccrocher à la zik, mais finalement tout suit la course au profit. A quoi donc me raccrocher maintenant ? La chaleur m’étouffe, le soleil m’éblouit, les gens m’étouffent, crise d’angoisse, crise de nerf, la tête dans le pare-brise, j’aimerais ne plus me prendre la tête pour un tas de choses, mais c’est difficile, devoir se désintéresser de tout, ne plus se soucier de rien.
End. Je ne trouve toujours pas la solution idéale pour être bien. Dois-je lâcher l’affaire ? Laisser ce texte au fond de mon pc, laisser le zine devenir cendres, laisser la musique devenir silence, laisser la vie redevenir néant ? Laisser les gens s’occuper de l’image qu’ils renvoient ? Laisser le monde tourner avec son lot de gros cons ?!
Il y a de ces maladies invisibles. Il y a de ses malformations étranges. Il y a de ces pensées abstraites. Il y a de ces amitiés exclusives, à préserver dans un excès de possessivité. Il y a de ces trous noirs dans lesquels il faut sauter. Il y a de ces sensations malsaines. Il y a ce souffle coupé. Il y a cet élan oublié. Il y a ce retour dans le passé. Il y a ces membres que l’on ne sent plus. Il y a cette mort tant attendue. Il y a ce je-m’en-foutisme absolu. Il y a de ces regards emprisonnés. Il y a de ces désirs inavoués. Ce petit monde est un espace de survie où petit à petit il me faut laisser des morceaux de chair et éviter de me faire attraper. Il y a de ces songes déprimés. Il y a de cette lumière aveuglante. Il y a de cette pluie abondante. Il y a de ses paroles non dites. Il y a de cette mauvaise foi. Il y a de cette sincérité authentique. Il y a de cette sincère authenticité. Il y a de cette illusion permanente. Il y a de ces difficultés à surmonter. Il y a de ces problèmes physiques récurrents. Il y a de ce malaise moral incessant. Il y a de ces pics de fonte prêts à m’empaler. Il y a de cette mélodie funéraire dans l’air. Il y a de ce petit souffle dans mes oreilles. Ce petit monde est un espace de survie où petit à petit il me faut laisser des morceaux de chair et éviter de me faire attraper. Oublier son identité, oublier tous ces projets. Oublier la vie. Choisir l’ennui. Plus qu’une chose à attendre, la mort à petit feu, la mort inévitable, la finalité de l’existence, cette simple disparition. Les morceaux de chair vont pourrir, les morceaux de chair ne sont qu’un bout d’éphémères cellules. Les morceaux de chair effaceront mon nom, mon passé, mon futur. Les morceaux de chair redessineront mon corps déchiqueté. Il y a de ce froid. Il y a de ce chaud. Aucune distinction comme la planète qui se dégrade. Un bout de terre, un morceau de chair. Les deux seront troués par les vers. Et mon esprit qui survie difficilement est déjà entrain de se trouer avec mes vers.
Samedi 17 septembre. Inauguration du Schapp, espace social & culturel autogéré de Luxembourg. Au premier abord ça ressemble à un squat. Il y a un max de distro skeuds et zines. Après avoir échangé quelques mots, mangé de la très bonne bouffe vegan, bu de la bière, on mate "l'île aux fleurs" (voir review plus loin). Après ça, un pseudo lancement de débat est fait. Sur le devenir de cet endroit, les actions à faire à l'avenir,...c'est là que ma soirée bascule. L'envie de parler pour ne rien dire. J'étais bloqué, difficile de communiquer. J'ai regardé autour de moi. Chacun dans son "clan", il n'y avait pas réellement d'échanges concrets je dirais. Il était facile de vouloir créer des actions alternatives, mais est-ce que les mots attendus ne sont pas tout simplement logiques. De plus en plus, je trouvais que l'ambiance était malsaine et oppressante. C'est peut-être moi qui ai un problème pour communiquer, je le conçois. Je trouve ce lieu classe. Mais la question de l'avenir du lieu est inutile. Cela revient à demande quand vais-je crever pour agir en conséquences. La question des actions à venir est tout aussi inutile. C'est d'une logique implacable à mes yeux. concerts, expo, bouffes, rencontres,...Quelle question doit-on se poser? Je n'arrive pas encore à exprimer mon état d'esprit pour cette soirée. Difficile de trouver des mots et d'écrire quelque chose de concret. Le premier groupe commence. J'écoute deux morceaux mais, enfermé dans ma bulle, je n'arrive pas à écouter, à me mettre dedans. Je décide alors de partir, sensations étranges. Départ à 20h30. Vraiment pas bien. Pourquoi....est-ce que finalement j'attendais quelque chose d'autre de ce lieu ? J’ai peut-être idéalisé la chose sans m’en rendre compte. Un lieu où il serait très facile de parler de tout avec n’importe qui. Echanger un avis, des expériences pour construire quelque chose ensemble. Le gens du Schapp étaient coolos, le problème ne venait pas de leur manière d’être, mais peut-être de leur envie de communiquer avec une personne qu’il ne connaissait pas…Je n’en sais rien. Je ne trouve pas les mots mais je me sentais à l’étroit…Je voulais rester toute la nuit là bas et voir si la suite allait être meilleure mais ce malaise me bouffait et pendant que les gens bougeaient sur la zik, je partais, déçu de moi, déçu de ce début de soirée, déçu de cette communication volée…
Tout n’est que cercle. Se déplaçant sur le contour de ce trait fin, si fin que je pourrais bien tomber. Jouant l’équilibriste pour avancer sans faute. Aucun filet pour me rassurer et assurer ma sale chute. Tout n’est que cercle. Les roues de voitures qui t’emmènent à vive allure vers un accident. Le vinyl qui tourne sur la platine inlassablement. La montre qui a l’importante tâche de nous montrer à quel point le temps se sauve. Le cercle. Un trait fermé. Le temps n’est pas un axe chronologie, mais un cercle aux évènements redondants. On se retrouvera toujours à notre point de départ, c’est la règle. Cela ne finira jamais, sauf si par chance (malheur ?) tu tombes de ce trait. Peut-être que le cercle ne t’imposera plus sa ligne. Mais peut-être qu’en dehors de ce trait, il n’y a plus rien…
Mœurs, publicité, répétition inlassable. Tout est dicté ici. Tu deviens larme. La Vie c’est les études, un boulot, une famille. La vie est rabachée ainsi à tout le monde, tout le temps. La majorité de nos petites cervelles grotesques acceptent, gobent et font ce qu’on leur montre comme étant la Vie. LA Vie ! Oui, pleine d’hypocrisie et sans être autorisé à l’avis. Tu dois avoir ce job. Pourquoi ? Tu dois dépenser tes sous. Actuellement les politiques mettent même en place des remises d’impôts pour pousser les couples à faire un troisième enfant. Les couples sont ravis, leur petite cervelle a encore agie. Et là dedans, le môme, pas encore né, n’est déjà plus individu, mais un objet économique ; les politiques sont ravis.
La Vie nous est contée. Par analogie, la Vie est un casino. On nous enferme sans avoir l’heure, on nous dit de dépenser notre fric dans le but de gagner de l’argent facile (et de pouvoir à nouveau la rejouer).Valeur pourrie. Tout est basé sur l’argent. Ainsi un casino fera mine d’offrir des aides aux joueurs dépendants et compulsifs, mais du côté obscur, il installera des distributeurs de fric qui pu dans son enceinte. Distance réduite, dépense croissante.
La Vie est une ligne à suivre. On nous impose les règles. On nous vend la mort, on se bat pour la richesse, on étale ses richesses. On se sent supérieur, vainqueur et heureux. La Vie nous est apprise. La mort d’un proche ne pose qu’une question : comment payer ses funérailles et ses dettes. La Vie, si tu sors de la ligne, te feras fou ou marginal aux yeux des VRAIES gens. Si à trente ans tu n’arrives toujours pas à mettre un costard et que « tu ne gagnes pas bien ta Vie » (oui une Vie ça se gagne, ce n’est pas un cadeau) tu seras un déchet de la société. Voilà la Vie, voilà le système banalisé, l’usine à fabriquer des marginaux, l’usine à rêve, l’usine à gaz. Et tout ça débute très tôt. On te vend de l’amusement à tout âge. L’enfant est au sein des pratiques commerciales, et bien sûr on te vend des échappatoires (éphémères) à cette Vie à travers divers « divertissement s». On t’offre un moyen d’oublier temporairement la VRAIE Vie, celle où tu es heureux d’avoir du fric qui pu, celle où tu es heureux d’avoir une famille, celle où tu ne dois pas être ravi de mourir………
………………….Et pourtant
Que faire ? Laisser ces gens majoritaires et contribuant au bon déroulement de la VRAIE Vie qu’ils ont CHOISIS et qui n’est pas DICTEE ?! On n’oblige personne à réfléchir, le choix, ils l’avaient, s’ils se plaisent ainsi on n‘y peut rien. Qu’est ce que tu veux toi ? Faire ta petite révolution ? Foutre tous les compteurs à 0 dans un remake de Fight Club ?
Je pisse sur vos vies comme je pisse sur la mienne, j’attends ma mort car ici tout devient inutile. Ce zine est inutile. Je pisse sur le fric, vive le troc ! Je poignarde les politiques, les golden boys et les PDG blindés de fric qui pu. Fini le temps de la réflexion, je ne me fatiguerais pas pour des gens qui s’en tape, laissez moi crevez, laissez moi extérioriser cette colère interne si grande. A moi de décider ma VRAIE Vie, de la dessiner à travers la souffrance et de la quitter pour qu’elle resplendisse.
Non, tu ne veux pas m’entendre !? Tu t’en fou et tu as bien raison. Fini le fatalisme morbide, construisons notre monde, battons-nous, Crevons avec la certitude qu’on pouvait changer quelque chose. Rien ne changera jamais.
A quoi ça sert d’écrire, de mettre des paroles dans la zik, écoutons tous la sonate au clair de lune de Beethoven et crevons dans cette putain de réalité.
Le luxe et toutes ces conneries. La liberté ne s’achète pas, elle né dans la mort, la liberté n’a aucune valeur financière. Le luxe est quelque chose dont on n’a pas besoin, voilà la définition de cette daube. Le luxe ça sert à justifier un étalage de fric et une distinction de classe sociale à la con. Mais crevez donc, libérez vous ! Nihiliste, misanthrope, égoïste, fou, je m’en tape de tout ce que tu penses, de toute façon jamais tu ne prendras la peine d’écrire quelque chose pour m’insulter, jamais tu ne comprendras la puissante rage régnant au sein de mon âme, de mon crâne et de cette succession de mots. Je brûle.
La VRAIE Vie c’est d’offrir aux jeunes de Dubai une piste de ski en plein désert, histoire qu’il rêve d’y aller et qu’ils se tuent à la tâche pour un but minable. L’homme se sent fort, prêt à tout, foncer droit vers le pognon, oubliant son essence initiale. La nature. Cette nature, qui tel Rocky, te fous des grands uppercuts à coups de séisme, d’ouragans, de températures qui déconnent,…Bien fait pour toi, qu’elle te foute K.O !
La nature, la seule qui pourra tout faire péter, et là, l’Homme aura tout niqué comme le gros con qu’il est. Oh oui, la Vie, la VRAIE, je l’adore, je la rêve, je la paye, d’ailleurs je vais retourner à l’Eglise, j’ai du fric à filer au curton histoire qu’il me réserve une place au paradis. Crevons bien…
La rage de redessiner la vie. La volonté de modifier un système. Tout un monde à reconstruire. Je ne dois pas reparler de toute cette logique consumériste, de cette course au progrès, au pouvoir et au fric et pourtant. Il y a mille et une solutions, mais il faudrait tout reprendre à la base. L'impossibilité est que les privilégiés du système resteront en place. Les moutons se sont laissés faire depuis des années et maintenant il n'y a plus de retour possible, à nous de subir. Tous ceux qui ne veulent pas se standardiser deviennent fous ou marginaux. Bien des gens sont morts dans leur certitude de pouvoir changer le monde, leur certitude qu'un jour tout pètera. Je ne suis pas dupe, je crèverais bien avant l'explosion, je crèverais de rage, de colère et de désespoir. Je crèverais de ma main pour m'éviter de subir cette vie. Je crèverais sans rien changer, abandonnant mes idées, mais l'oppression est telle, que je suis à bout de force. A bout de vie. Y a-t-il encore un espoir ?
Froisser cette vie
Dessiner ce trait
Tout barrer
Déchirer le papier
Finalement recommencer
Froisser à nouveau ma vie
Dessiner un nouveau trait
Tout barrer une fois de plus
Déchirer le papier
Disparaître à jamais
Unique volonté
Puis se rappeler
Comment dessiner un trait
Désillusion de plus...
Tout barrer puis déchirer
Ce foutu bout de papier
Enfoncer le crayon dans la peau
Puis dessiner ce putain de trait
Laisser saigner cette douce plaie
Tout barrer jusqu’à se mutiler
Déchirer son corps
Après avoir perdu l’âme
Il a tellement froissé la vie
Il a tellement dessiné de trait
Ses bras, son torse en sang
Prêt à assumer les traces
Prêt à récolter le rejet
Vivre dans ce monde de brutalité
Sortir toute arme aiguisée
Poignarder les sentiments
Pour casser cette emprisonnement
Froisser la vie jusqu’à la mort
Disparaître à jamais
Froisser l'envie jusqu’à mon tord
Disparaître à jamais
Pour survivre à la vie
Il faut mourir simplement
Dans la noirceur de cette solitude omniprésente
J'observe, dehors, ces gens sans passions
Dans la splendeur de ma vie impuissante
J'observe, dehors, ces gens sans éclats
Alors qu'à l'extérieur de ce mur immense
Rayonnent la vie pitoyable de ces gens
Alors qu'à l'extérieur de ce vide intense
Rayonnent le mensonge vital de ces gens
Je me perds dans cet esprit décadent
Je m'enfonce dans cette utopique hérésie
Je me fonds dans cette neige étincelante
Je m'ennui de cette vie dans l'oubli
It's the night
It's the night in my life
It's the night in my mind
Parcourant l'immensité des questions existentielles
Dénigrant la perspicacité des réponses impersonnelles
Je joue à vivre comme certains vivent leur jeu
Je joue à mourir comme certains tuent le jeu
Ecraser par le poids d'insatisfaisantes réflexions
Faucher par la maladie invisible qui me dirige comme un pion
J'attends l'heure ultime
Sortir de cet oubli
J'attends l'apogée intime
Découvrir pourquoi je vis