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FLO “Buddy Satan”


Interview réalisée en août 2007.

Flo est un type sincère et authentique qui m’a beaucoup apporté. Je voulais donc profiter de ce nouveau zine pour lui balancer mes questions merdiques, histoire de l’embêter un peu.

Hell’o dude, comment vas-tu ? C’est à mon tour de te passer à la casserole via une interview sans tabou. T’es prêt à te lancer ?
Bien sûr !


Alors mister Florian Schall, peux-tu commencer par présenter ta personne ainsi que tous les projets dans lesquels tu es investi ?
Florian Schall, 27 ans. Aussi connu sous le pseudo référentiel de Buddy Satan. En ce moment, investi dans les projets suivants : Hyacinth (groupe), Meny Hellkin (groupe), 3 Cool Cats (booking et orga de concerts sur Metz), 6 Mois aux Chiottes et Shot By Both Sides (fanzines), Wonder Noise (label). Y’a encore d’autres trucs qui vont se greffer à ça mais je crois qu’il est encore trop tôt pour en parler.

Ici, pas de langue de bois, alors dis-moi tout à propos du stand-by de HYACINTH. Mauvaise ambiance ? Clash d’idées ? Ras-le-bol ?
Le stand-by du groupe est principalement dû au fait qu’on ait fait beaucoup de choses en très peu de temps. Quatre tournées et deux disques en un an. En fin d’année dernière (octobre 2006), après avoir fait donc une centaine de dates, on s’est retrouvé fatigués et démotivés. Besoin de faire une pause, de s’oxygéner, de faire autre chose. Sortir de l’emprise d’un projet commun qui avait tendance à vampiriser tout le reste. On a mis beaucoup de nous dans Hyacinth, donc c’est normal qu’on paie un peu le prix de cet investissement à un moment donné. Pas de mauvaise ambiance, mais avec 5 fortes personnalités bien différentes les unes des autres dans un même groupe, ça peut pas être la joie tous les jours. Des clashs d’idées, forcément oui ! Un ras le bol, peut-être bien…

Quand allez-vous rejouer ensemble ?
On n’a jamais arrêté de jouer ensemble. Il y a une semaine encore (dernier week-end de juillet), on était programmé à l’affiche d’un festival à Munich. On a simplement du mal à être aussi actifs que par le passé, je pense.

Peux-tu me parler en détail de l’embrouille lors de votre concert à la KUFA (Esch/Alzette, Luxembourg) ?
C’est compliqué, je vais essayer de résumer ça le plus clairement facile. Le festival dont il est question a eu lieu le 25 novembre 2006. Organisé par Gary, le colocataire de Dan, chanteur de Hyacinth, et en soutien au magazine alternatif Queesch, dont il s’occupe. La Kufa étant une grosse salle avec une grosse scène et du gros matos, on l’a de suite prévenu qu’on ne ferait pas forcément comme tous les groupes prévus le soir-là. On a alors proposé de jouer à côté du bar ou bien de faire monter tout le monde sur scène, afin d’apporter un peu plus de proximité et de chaleur dans cet endroit relativement froid et impersonnel. Tout semblait ok, sauf que le jour même, les responsables de la Kufa nous ont fait un vieux chantage à la con : « si vous faites ça, on annule le concert ». Dan a tenté de moyenner avec eux mais impossible d’arriver à un arrangement. On s’est résigné, la mort dans l’âme. On n’avait pas envie de foutre nos amiEs et la Queesch dans la merde. On a cependant décidé d’expliquer la discussion que l’on venait d’avoir au micro, juste avant de jouer. Évidemment, on s’est fait siffler, un peu insulter aussi. Et à la fin de notre concert, spontanément, une trentaine de personnes sont montées sur scène pour danser et faire la fête. Les responsables de la salle ont pété un câble… Sur le moment tout le monde nous a félicité, mais ils nous ont quand même convoqué après coup parce que du matos avait soi-disant été cassé (Hitch et Monochrome ont joué après nous et n’ont étrangement eu aucun souci), nous interdisant par la même occasion l’accès à la Kufa, des gens ont continué à nous pourrir sur Internet… Bref, c’était marrant quoi. Banned in Luxembourg mec, le pays le plus riche du monde.


T’es aux vocals dans MENY HELLKIN. Est-ce que ça a précipité un certain désintérêt pour ce que tu faisais avec HYACINTH ou est-ce que les deux groupes se complètent ?
Non. Les deux groupes n’ont pas grand-chose à voir l’un avec l’autre, et je ne crois pas qu’on puisse dire qu’ils se complètent. Ca n’a pas précipité de désintérêt envers Hyacinth, par contre ça a été précipité par l’intérêt que je portais aux personnes avec qui il était possible de réaliser un tel groupe. J’étais resté sur un sentiment de frustration suite à l’expérience Grabuge avec les 213. Eux se retrouvant orphelinE de Shall Not Kill, on s’est dit que ça pouvait être le bon moment de reprendre les choses là où on les avait laissées. De plus, j’avais envie de rejouer avec Geo. Quant à Alex, c’est une bien jolie rencontre. Bref, pour revenir à la question, les deux groupes se dissocient plutôt bien, et ça me va comme ça.

Tu m’avais parlé d’un projet de black métal solo il y a un moment maintenant… Tu n’as toujours rien enregistré ? Tu as laissé tomber l’idée ? Pourquoi ?
J’ai laissé tomber ce projet, ouais. Je vous fréquentais un peu trop à l’époque, toi et le Goat… Mais bon, si t’écoutes bien Hyacinth, y’a quelques petits riffs que je suis parvenu à recycler…

Tu es un punk et tu écoutes du BURZUM. Beaucoup de gens ne pigent pas ça. Comment expliques-tu que ce groupe nazillon figure dans tes skeuds ?
Déjà, je suis rien du tout. Certes, je me réclame d’une philosophie et d’une éthique, le punk, mais je ne me considère pas comme tel. Quant à Burzum, j’écoute et j’apprécie les premiers disques, c’est vrai. Comme plein d’autres personnes dans le monde, punks ou pas. Vikernes est une huître qui vit par et pour la provocation, ses idées sont aussi puériles que puantes. Mais force est d’admettre que Filosofem est un putain de joyau… Pas de dérive raciste et nazie à l’époque sur ses disques, juste une profonde misanthropie. Donc ça ne me pose pas plus de problème que ça. Y’a des personnes qui continuent à écouter le premier Skrewdriver et les Specials, on leur prend pas la tête pour autant. Je veux dire, je parviens à avoir autant de distance par rapport à un art, que d’affection pour des groupes qui parviennent à faire « plus que de la musique ». Les deux ne sont pas incompatibles, selon moi. Faut juste faire preuve d’intelligence, de discernement et ne pas se laisser influencer. Une fois, dans un squat en Allemagne, un mec m’a violemment arraché le patch de Burzum que j’avais sur ma casquette en me faisant la morale. Même pas moyen de discuter ou de me justifier, pour lui j’étais un gros facho de merde. Mais d’un autre côté, t’as des mecs comme Tom-Tom ou Paï que ça fait rire. Ils captent la provoc’ et le second degré extrême. Maintenant, et sans faire de jugement de valeur, style « c’est quand même plus grave que… », j’ai déjà adulé des groupes de punk pour être par la suite déçu par les actes de certains de leurs membres. Sans citer de noms, ce sont pourtant des groupes qui font toujours l’unanimité au sein de la « scène »… Alors bon, tout est relatif…

Il me semble que VIKERNES sort bientôt de tôle, non ? Qu’aimerais-tu qu’il fasse ? Un bon album dans la veine de « Filosofem », qu’il se tire une balle ou se fasse descendre, ou alors qu’il écrive un bouquin de hippie qui contredira son pamphlet de facho ?
Rien à foutre de Vikernes. Je mate de temps en temps ses vidéos filmées en prison et j’hurle de rire… Il a l’air de s’être calmé depuis ses déclarations sur le synthé (« un instrument de juif ») et la guitare (« un instrument de nègre »). Une bonne baltringue, quoi.

D’ailleurs, tu es plutôt MAYHEM ou plutôt BURZUM ?
Musicalement, Burzum, sans hésiter.

Te revendiques-tu anarchiste ? Sinon comment définis-tu ton positionnement politique ?
Je ne me revendique absolument pas anarchiste. J’ai des idées, des aspirations, des réflexions qui en sont proches, c’est tout. Je n’ai pas de positions politiques puisque je ne me place ni à gauche, ni à droite, ni aux extrêmes, encore moins au centre.

Quel est ton rapport au travail ? Énorme compromis que de bosser avec de telles idées ? Comment fais-tu ? Comment t’en sors-tu ?
C’est l’éternel dilemme. Depuis que je suis petit, je dis à tout le monde que je ne veux pas travailler. Je ne suis pas fait pour ça. Mais personne ne l’est réellement. Du moins, pas pour le faire dans ces conditions-là. Je fais comment ? Je me lève avec la rage au ventre, et une fois sur mon lieu de travail, je m’arrange pour en faire le moins possible. Je vole tout ce que je peux voler. Je détourne les installations à des fins personnelles. Je m’en sors tout juste. J’ai des frais, j’ai des besoins à satisfaire. Si le RMI était à 1 500 boules, crois-moi, je me serais déjà arrêté de travailler depuis un moment. Et toi Jeff, ton rapport au travail, il se manifeste comment ?

Si t’attends une réponse, tu n’auras qu’à m’interviewer à nouveau pour un de tes zines ! Sérieusement, c’est simplement le bordel en ce moment à ce niveau, donc je picole toute la journée en attendant que mon téléphone sonne. Est-ce que ta vie a changé depuis l’arrivée de SARKOZY ?
La mienne non, mais celle de la fille d’Uckange qui s’est faite serrer par les flics devant la préfecture hier après-midi parce qu’elle était en situation irrégulière, probablement oui…

Penses-tu qu’avec ton boulot, Jennie…, ta petite vie quoi, tes engagements dans le DIY, l’organisation de concerts, tournées…, sont passées au second plan ?
Jennie contribue à rendre ma vie plus passionnante et exaltante. J’ai attendu et fantasmé cette rencontre pendant des années. On partage cette même envie de faire des choses, on organise des concerts ensemble, on vient de lancer un label, on crée des zines, on se motive l’un l’autre pour se bouger le cul… Tout le contraire d’une « petite vie », comme tu dis, qu’est censée t’apporter la stabilité sentimentale. Que les choses soient claires : je refuse que l’on considère Jennie comme « la copine de » ou je ne sais quelle connerie. Sans elle, je ne me serais peut-être jamais remis à écrire… Après, sûr que le boulot salarié me prend du temps et m’empêche de faire tout ce dont j’ai envie. Seulement, on pense toujours que c’est le travail qui fait que X ou Y arrête de s’investir dans le DIY sans pour autant se poser cette question : « C’est quoi le truc qui m’a excité dernièrement dans le DIY ? Ca remonte à quand la dernière fois qu’un projet tiers a provoqué chez moi une remise en question ? Elle date de quand, la dernière lecture qui m’a motivé ? » Pis tout cela est cyclique, y’a pas de mal à vouloir faire autre chose, c’est bon parfois de prendre du recul, de respirer, de s’arrêter. Tu reviens avec des idées neuves et des envies renouvelées.

N’as-tu pas peur de te retrouver un jour dans une routine fatale comme monsieur tout le monde : metro-boulot-dodo ?
La routine, ce n’est définitivement pas pour NOUS (quoiqu’un peu de dodo ne me ferait pas de mal).

Tu viens de remonter un label DIY avec Jennie. Est-ce que ça va le faire à la Shinya Records, ton ancien label, ou est-ce qu’à deux ça change carrément ?
Bah on va se répartir les tâches suivant nos « compétences ». Jennie va s’occuper de l’artwork, moi de la distribution. Après, on discute beaucoup de l’orientation que l’on souhaite donner à ce projet. On veut faire de beaux objets que l’on puisse vendre au prix le plus bas possible. On veut que chaque disque soit unique, qu’il y ait une idée, un concept derrière. C’est difficile d’en parler à l’heure actuelle, étant donné que l’on vient seulement de se mettre à bosser sur le premier disque (un split Dr Geo/Dog Bless You). On en recause d’ici une petite année ok ?

Dans un an j’espère être entrain de m’éclater au Canada, mais on en reparlera, pour sûr…Quels genres allez-vous sortir ? Vous êtes vous fixer une ligne directrice ou quelque chose comme ça ? Groupes DIY uniquement ?
On ne sort pas de genres définis. Bien sûr, le discours et l’attitude affichée par les groupes doivent être en accord avec le nôtre, donc pas de sexisme, de racisme, d’homophobie, de pro-capitalisme, de classisme, etc. On ne se posera cependant pas comme un label punk DIY avec des revendications politisées affichées. Mais au moins que les choses soient claires dès le départ… On a proposé des disques à des groupes qui se réclament du DIY punk, d’autres du DIY électro, etc. Certains groupes, par contre, s’en contrefoutent mais apprécient les idées qu’on leur a soumises. On ne fera pas de généralisations débiles, on en discutera beaucoup en amont et si un projet nous branche tous les deux, on s’y investira à fond. Bien sûr, aucune barrière musicale. Pas d’œillères.

Y a-t-il une place pour de l’indus sadomasochiste ou du black métal de fétichiste ?
Encore une fois, si l’idée NOUS branche, je vois pas pourquoi il n’y aurait pas de place pour l’un ou l’autre.

Quel est ton rapport au fétichisme et au sadomasochisme ?
Je me sens fétichiste depuis mon adolescence. Rien d’original. Je suis attiré principalement par les pieds et les mains. Féminins, de préférence. Ainsi que les « accessoires » qui s’y rapportent. Jennie en a de très jolis. Au-delà de ça, je peux dire sans prétention que j’aime chaque partie de son corps. Le sadomasochisme ne m’excite pas outre mesure. Je préfère largement le bondage.

Plutôt gode-ceinture et dominatrice habillée en latex ou vierge nubile et fouet entre tes mains ? Ni l’un ni l’autre. Ce sont des clichés, ce que tu me sors là. Inversons plutôt les rôles, mélangeons allégrement les genres et laissons libre cours à nos fantasmes les plus débridés.

Je me rappelle qu’il y a une paire d’années tu cherchais ta sexualité et que les garçons pouvaient t’attirer. Pourquoi cette attirance ? Réfléchie ou désespérée ?
Je le sentais comme ça, ce n’était pas vraiment quelque chose de réfléchi. Théoriser mon attirance envers une personne ne m’intéresse pas.

Jusqu’à quel point as-tu poussé tes expériences homosexuelles ?
Je ne les ai pas poussées bien loin. Du moins, je ne suis pas allé jusqu’à avoir un rapport sexuel. Beaucoup d’affection, de caresses et de gros délires. C’est déjà pas mal par rapport à la grande majorité d’homophobes, pardon, d’hommes.

Qu’est-ce qui t’as attiré à nouveau vers les femmes ?
Les lesbiennes. Je me suis senti proche d’elles.

Aujourd’hui, comment situes-tu ta sexualité ? Te sens-tu épanoui ?
Aujourd’hui, je me sens épanoui, en effet. Je peux enfin explorer librement ma sexualité, je n’ai plus honte de mon corps, de mes cicatrices ou de mes fantasmes. Tout cela grâce à Jennie. Je vis intensément chaque effleurement avec elle.

Bon revenons-en à la zik quand même un peu. Quelles sont les dernières claques que tu as prises ?
Le mois dernier, les skeuds qui m’ont claqué la gueule : le dernier Boom Bip, le dernier Monotekktoni, le premier Snake Apartment, le dernier Signal Lost, le dernier Mr Oizo, le Richard Durn/Rosa Park, la démo de Lexomyl, M.E.N.,…

…et les bouses que tu n’as même pas osé garder chez toi ?
Je garde tout ! Plus sérieusement, les deux grosses déceptions récentes : le premier long de Justice et le dernier album de La Rumeur.

Tu es un acheteur de disques compulsif. Arrives-tu à gérer ta thune correctement ?
J’aimerais revenir sur le terme « compulsif ». Je n’achète pas un disque sur une pulsion ou un coup de tête. Je n’achète pas un disque pour le simple fait d’accumuler. J’achète un disque en particulier parce que je lui porte un intérêt bien précis. J’achète un disque parce que je sais que j’ai envie de l’écouter. J’arrive donc à trouver un équilibre, certes j’achète plus de disques que la moyenne mais je n’en suis cependant pas au point de m’endetter pour une rondelle de pétrole.

À la vue de ton mur de vinyles, je me suis toujours demandé si tu te rappelais tout ce que tu avais là. Est-ce que ça t’est déjà arrivé d’acheter deux fois le même skeud parce que tu avais oublié que tu l’avais déjà ?
Tu veux une anecdote marrante ? Un jour, Delf m’a emprunté 4 disques pour un travail aux Beaux Arts. Le soir même, en rentrant, et rien qu’en regardant mes disques, je suis parvenu à lui dire quels étaient les disques qu’elle avait pris… Si tu lui en parles, encore maintenant elle te dira que je suis un gros taré…

Penses-tu que le vinyle c’est hype dans la scène punk ou métal ? Quand on voit les « punks » du forum awesomeboard.com parler de disques, on peut se le demander, non ?
Non c’est pas hype. Chacun son format d’écoute préféré.

Du coup, on en arrive à des points plus sensibles. Il y a pas mal de gens qui n’ont pas pigé que le premier 7” de HYACINTH sorte notamment sur ALCHIMIA. Et les commentaires fusent aussi sur un des groupes qu’ils ont produits, MIHAI EDRISCH. Pourquoi ? Quel est ton avis ?
Bah ce sont les premiers (et les seuls) à avoir manifesté un intérêt pour le groupe, en nous proposant spontanément de sortir un disque et en nous laissant carte blanche. De plus, 90 % des gens d’Alchimia étaient, avant Hyacinth, des personnes que j’appréciais déjà beaucoup. Mihai Edrisch, je m’en branle. J’adore Flo et Louib, pis ça s’arrête là.

Pour toi, la démarche d’un groupe est-elle plus importante que sa musique ?
La démarche est toute aussi importante que la musique. Vraiment. On peut dissocier les deux, pas de souci. On peut très bien les associer. Selon moi, c’est encore mieux.

Est-ce pour ça que tu écoutes des groupes de pop-punk de très mauvais goûts ?
J’ai un passé de popeux, j’aime encore beaucoup en écouter. C’est une musique qui me rappelle de très bons souvenirs.

Passons à ta vie géographique… Metz forever ou envie de te casser ailleurs ?
J’en sais rien. Cette ville a de bons et de mauvais côtés, elle est à taille humaine, y’a plein de gens cools qui y traînent leurs basques et c’est ce que j’aime. Après, je suis allé voir ailleurs si l’herbe était plus verte. Guess what ? L’herbe est et restera toujours plus verte ailleurs que là où on se trouve.

Quelles villes te brancheraient bien ?
Barcelone, Montréal, Londres. Là je vais bouger à Berlin, peut-être que celle-ci va faire bouger le top 3. Sinon Boston ça me brancherait bien. Et pourquoi pas la campagne ?

Qu’est-ce qui te retient ici ? Un manque de courage ?
Héhé, il y a un proverbe qui dit : « Home is where the heart is ». Think about it.

Il n’y a plus un seul bar qui fait des concerts à Metz. Mais bon… comme Laurent vient de reprendre le Comédie à 100 %, il paraît qu’il va se lancer là-dedans. Tu organiserais des trucs là-bas ?
Bah je sais pas trop. C’est une chose dont on parle pas mal en ce moment avec Jennie. Il y a des lieux qui ferment et d’autres qui ouvrent, on a clairement envie de continuer à faire des concerts, mais suivant nos conditions. Pas facile de trouver des personnes aussi cools que Louis et Tof du Tunnel ou Séb de l’Élixir. Donc voilà, on verra bien, si l’occasion se présente, on pourra toujours essayer de voir ce que ça donne.

Bon, je vais te laisser conclure comme tu le sens. Si tu me remercies je ne boirais plus jamais de mousse avec toi, alors fais gaffe !
J’ai répondu à cette interview en prenant quelques heures sur mon temps de travail. Punker than you, fuckhead. Je souhaite, malgré les menaces, te remercier d’exister. Tu es une personne que j’apprécie vraiment beaucoup.



Buddy Satan  Records reviewers are pretentious assholes  Meny Hellkin  Wonder Noise